Karine's profileLes Donjons du Carillon ...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Les Donjons du Carillon FlambéQuand on veut vraiment être cinglés, on peut l'être franchement bien! |
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December 06 Les coulissesJe l'avais connu là. Un endroit où je ne retournerais pas. Où je n'aurais pas dû aller. Que de bêtises et d'illusions. Il m'avait trompée. De ses belles paroles et de son caractère enjôliveur. Je m'étais fait prendre à mon propre jeu. Dans les coulisses de ma vie, je n'avais su tout contrôler. Je n'étais pas le scénariste, encore moins le réalisateur. Tout s'était mis en place et je n'avais su écarter les embûches.
Et, pourtant, je te voyais agir. Je savais que tu n'étais pas réel. Un acteur dans un film dramatique. Et j'étais la belle cruche qui s'était fait embobiner. Ma tête me disait sans cesse de m'éloigner, mais mon coeur se battait à l'en ignorer. Je te voulais, désirais ardemment. Malgré les avertissements de mon esprit, j'ai succombé. Ton charme m'avait envoûtée. Je me suis tellement brûlée à t'aimer. Les scènes se propulsaient devant moi sans que je n'ai aucun contrôle sur celles-ci. Tu étais le maître. Tu devinais tout. Tu me manipulais telle une marrionette. Jetée telle une mauvaise actrice d'un film, je me suis retrouvée. Pleurs, chagrins, regrets. Mais plus que tout: haine. Ce que je te détestais de m'avoir joué la comédie! Ce que je me détestais de n'avoir rien compris. Ce que je détestais cet épisode de ma vie. Un épisode qui n'allait être que de passage, mais qui faisait maintenant partie de l'histoire... Rêves contrairesPetite, je rêvais de découvrir le monde, de traverser les frontières et de rencontrer des gens de mille cultures. J'étais avide de m'imprégner de toute nouveauté et ainsi m'inspirer naïvement de celle-ci. Les paysages mondains, les châteaux vieux de 1000 ans, les lacs enchantés et toutes les autres choses extraordinaires qui se trouvaient sur Terre. J'étais jeune, complètement éprise de ces beautés, de ces éléments sur notre planète. Les villes bondées et les campagnes désertes m'intéressaient tout autant. J'étais pressée de découvrir le monde et seul ce rêve comptait à mes yeux. Je voulais désespéramment marcher sur des lieux inconnus et savourer avec enthousiasme et fierté ces voyages...
Maintenant, j'ai vieilli. J'ai découvert ce monde. Dur, cruel, pauvre. Une peinture morne et triste sur une toile qui invitait à tellement plus. J'ai marché à travers les peuples à m'imprégner de leur culture, à essayer de comprendre comment on pouvait vivre dans tout ce merdier. Partout, autour de moi, ici comme ailleurs, tentatives désespérées pour atteindre le bonheur. Ma quête de découvertes a plutôt été une quête sur le sens de la vie. Cette planète, la Terre, qui nous a accueillis si humblement, souffre en silence de nous voir la maltraiter de la sorte, mais aussi de nous voir se maltraiter entre nous. Avec honte j'ai traversé les frontières, les continents et les océans. J'ai pleuré de me retrouver en ces lieux. J'ai détesté découvrir le monde... Oui, j'ai vielli. Et maintenant, mon plus grand rêve est de n'avoir jamais compris que ce monde autour de moi n'est qu'un grand cauchemar... et que ce dernier ne se terminera jamais. Écrit pour le thème du mois d'octobre 2008 "Les rêves ou le rêveur" sur Les Fabuleurs (http://lesfabuleurs.exprimetoi.net). September 02 SolitudeSeule
Confinée aux tréfonds de mon esprit Branches entremêlées d'un tilleul Un serpent ressemblant à ma vie Gelée Paralysée jusqu'à la profondeur des os Sang hypnotisé par un coeur fêlé Un courant m'engloutissant dans l'eau Peinée Courbée sous le poids des pensées Parchemins tâchés par les années Un souffle s'arrêtant à la fessée Malade Secouée de tremblements le long du corps Pendules balancés d'un geste fade Un son devenant de plus en plus fort Oubliée Tranchée précisément au milieu du coeur Énergie calmée par une loi reliée Une griffre s'agrippant à ma douleur Souffrante Attachée à ces désirs de larmes Pluie versée suite à ce qui hante Un démon contemplant une arme Écrit le 21 août 2008 July 19 Le gouffreLe gouffre. Noir et obscur comme la fin du monde. Cruel et indésiré tel un monstre amer et affable. Mon coeur se consumait dans d'atroces souffrances et mon esprit vagabondait vers des terres insouhaitées. Ce que cette douleur était intolérable! Même mes larmes n'osaient plus se montrer au grand jour tellement ce paysage morbide était irritant. J'étais seule. Sans toi. Sans vous. Sans personne à mes côtés pour m'aider. Fleurs fânées. Irrégularité des nuages sombres. Ma gorge se resserait telles les griffes d'un dragon en son sein. Mon air se disperçait dans ce monde sans vie et sans joie. Faible et torturée, je m'étais mise à crier ma terreur et ma tristesse. L'écho de mes cris se répercutait sur les pierres des falaises environnantes. Personne d'autre que moi-même pour répondre à mon appel à l'aide. Épuisée de ces pertes d'énergie inutiles, je m'étais laissé tomber sur le sol. Genoux meurtris par cette tombée, finalement recroquevillée en boule tel un foetus.
À cette minute même où j'avais laissé tomber tout espoir, où je détestais ce monde morne et défraîchi, une lumière jaillit à travers cette obscurité. Un rayon de soleil discret qui franchissait ces nuages denses. Je restais les yeux fermés, croyant rêver, ne voulant pas croire que quelque chose de beau m'arrivait. Non, c'était impossible. Une main ne se tendait pas vers moi... Et pourtant, en entrouvant mes yeux, quelqu'un était là. Debout, souriant gentilment, voulant me secourir. J'avais peur de tendre la main et de suivre cette personne. Peur de me réveiller et de me rendre compte que je rêvais. Cependant, elle insistait d'un regard aimant et dévoué. Elle ne me laisserait pas tomber. J'eûs donc le courage de me redresser, de tendre la main et de me laisser guider par cette personne, cet âme charitable qui vint me chercher dans ces moments les plus sombres. Je n'étais plus seule. La lumière était revenu. Le paysage n'était plus aussi laid qu'il l'avait jadis été... En marchant aux côtés de cet inconnu, je souriais, car je m'éloignais du gouffre. Écrit pour le thème du mois de juillet 2008 "L'espoir" sur Les Fabuleurs (http://lesfabuleurs.monforum.com/) Le chevalierIl était une fois un chevalier qui parcourait terres et marées à la recherche de conquêtes et de trésors. Ce chevalier n'avait guère beaucoup de potentiel, comme le proclamait si ardemment le Roi. Il avait beau avoir été promu chevalier, il n'en était pas moins un simple voyou pour les gens de la haute-gamme. Non plus n'était-il choyé par les gens de la comté, ceux-ci en avaient peur et ne l'aimaient guère. Cependant, tout cela allait bientôt changer, car le destin finissait toujours par nous rattrapper.
En cette date lointaine, chevalier Alphonse De Labadie, s'était retrouvé au piège dans un petit village où habitaient des gens simples et loyaux. Ces gens trimaient dur et, malgré leur amertume envers la royauté, ils en restaient fidèles. Lors de l'arrivée du chevalier qui se cherchait un endroit où se cacher des soldats du Roi, les quelques hommes du village qui l'avaient vu arriver, se jetèrent eux aussi à sa poursuite. Toutefois, pour une raison obscure, il s'avéra que le chevalier réussit à se cacher. Une incompréhension totale s'empara du village, mais quiconque n'eut l'audace d'avouer aux soldats du Roi qu'ils l'avaient vu passer. Dans une cave délavée, chevalier Alphonse De Labadie, pleurait par tant de peur. De sa main ensanglantée, il tentait en vain de sortir les objets de son baluchon. Avoir tout cet or ne l'empêchait guère de souffrir et son coeur battait la chamade pendant que son propre sang coulait sur le solage. Quand il leva les yeux, sa douce compagne s'agenouilla devant lui, lui caressa les cheveux et l'embrassa tendrement sur le front. Le chevalier savait qu'elle partait et il ne lui en voulait pas. Pour sa vie et celle de ses descendants, dame Alphonse De Labadie, devait quitter ces lieux, avec trésors et chagrins, afin de les revendre et continuer sa vie. Cependant, pendant qu'elle partait, que les derniers souffles du chevalier se faisaient entendre, Alphonse De Labadie, se demandait s'il n'avait pas poussé vers le danger ses propres enfants et sa bien-aimée, car sans lui, comment eux feront-ils pour survivre et, oh combien possible, suivront-ils ses propres traces?
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